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L’année 1918 et la nouvelle Roumanie

A la fin de la Grande Guerre, l'union de tous les Roumains était enfin possible. Retour au 1er Décembre 1918.


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L’année 1918 et la nouvelle Roumanie
L’année 1918 et la nouvelle Roumanie


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, 04.12.2023, 04:09

Bouleversements territoriaux à la fin de la Première Guerre Mondiale

A la fin de la Grande Guerre, les
bouleversements territoriaux, politiques et sociétaux qui s’en sont suivis ont eu
pour cause aussi bien la réalité du terrain, cette réalité d’une Europe décimée
par la guerre, qui comptait ses 20 millions de morts civils et militaires et
ses 23 millions de blessés et estropiés, mais aussi l’utopie bolchévique, cet espoir
d’un monde meilleur que la révolution de Lénine semblait pouvoir amener à la
fin de la longue descente aux enfers que fut la terrible guerre. Certes, les nouvelles
frontières de l’Europe ont été décidées à l’issue de la Grande Guerre, par la
victoire des puissances de l’Entente, que la Roumanie avait rejoint en 1916,
aux dépens des Empires centraux.

L’union de tous les Roumains, enfin possible


Mais la
Roumanie avait payé cette victoire par un lourd tribut de sang. Entre 580.000 et
665.000 Roumains ont péri durant ces deux années de guerre, représentant entre
7,5 et 9% de la population totale du royaume, dont une bonne partie victime de
la pandémie de typhus qui faisait rage à l’époque. Mais ce sacrifice semblait trouver
son sens dans l’union des provinces historiques roumanophones au royaume de
Roumanie à l’issue de la guerre. Aussi, le 27 mars 1918 l’on assiste au vote par
le parlement de Chisinau du rattachement de la Bessarabie à la Roumanie, le 28
novembre viendra le tour de la Bucovine, enfin le 1er décembre le Banat,
le Maramureş et la Transylvanie suivront la même voie.

L’historien Ioan Scurtu
nous fait revivre ce moment de grand bonheur.



« Le président du parti national libéral,
Ion I C Bratianu, était l’une des chevilles ouvrières des événements qui ont
mené au rattachement des provinces historiques roumaines au royaume de
Roumanie. Des envoyés de ces provinces sont arrivés à Iasi, l’ancienne capitale
de la Moldavie, où l’on avait déplacé le gouvernement et la cour pendant la
guerre, après l’occupation de Bucarest par les troupes allemandes. Ces
émissaires se sont concertés avec le roi Ferdinand 1er, avec Ion I.
C. Brătianu et les autres hommes politiques roumains au sujet de la mise en œuvre
des actions censées mener à l’union de leurs provinces au royaume de Roumanie. Ion
Bratianu avait pris la tête de la délégation qui avait représenté la Roumanie à
la Conférence de paix de Paris, où il dut se confronter aux grands de ce monde,
depuis le président américain Wilson et jusqu’au président de conseil britannique,
Lloyd George, en passant par le premier-ministre français, Georges Clemenceau.
Vous savez, notre roi, le roi Ferdinand, était d’origine allemande, était né en
Allemagne, était officier de l’armée prussienne. Pourtant, lorsque le Conseil
de couronne avait voté pour l’entrée de la Roumanie dans la guerre aux côtés de
l’Entente et contre l’Allemagne, il n’avait pas hésité un moment à suivre cette
décision et à embrasser à corps perdu le destin de son pays d’adoption. Ce fut
un sacrifice personnel de la part du souverain. Quant à son épouse, la reine
Marie, petite-fille de la reine Victoria, elle fut d’emblée partisane de l’entrée
en guerre de la Roumanie aux côtés de l’Entente. La famille royale montra l’exemple.
Elle embrassa sans réserve la cause nationale des Roumains et se tint à leurs
côtés jusqu’à la victoire finale ».



C’est le 1er
décembre 1918 que la Grande Assemblée nationale des
Roumains de Transylvanie, formés par 1.228 délégués et réunie dans la ville d’Alba
Iulia, votera la résolution qui prévoyait l’union de la Transylvanie au royaume
de Roumanie.

Sous recommandation du Conseil national roumain de Transylvanie,
organe exécutif faisant fonction de gouvernement provisoire,l’Assemblée nationale endossa aussi à l’occasion le suffrage
universel masculin, une réforme chère aux Roumains transylvains depuis 1881.

Une union sous le signe du bolchévisme



L’historien et politologue Daniel
Barbu explique combien la matérialisation de cette vieille revendication
transylvaine avait toutefois été facilitée par l’apparition du spectre du
bolchévisme.


« Vous savez, l’on pourrait se demander
dans quelle mesure les participants à cette grande assemblée nationale d’Alba
Iulia étaient des démocrates. Ils étaient certes des patriotes. Certains pouvaient
se targuer d’une longue carrière politique, militante, parfois parlementaire. D’un
autre côté, voyez-vous, la Hongrie, dont la Transylvanie s’affranchissait par
cet acte de volonté populaire, était en proie au bolchévisme, à la révolution menée
par Bela Kun. Il y avait donc cette pression. Et puis, le 6 décembre, l’armée
roumaine franchit les Carpates et occupe la Transylvanie, protégeant ainsi la
décision prise le 1er décembre par la grande Assemblée nationale d’Alba
Iulia contre les éléments irrédentistes menés par Bela Kun. Les témoignages de
l’époque font pourtant état de cet esprit révolutionnaire qui semblait gagner
en importance dans toute la Transylvanie. Ion Lapedatu disait « les
villages bougent ». Vous savez, le bolchévisme était alors en train de
gagner partout en Europe. Non seulement en l’URSS, en Hongrie et en Allemagne,
mais toute l’Europe était en proie à cette fièvre révolutionnaire. »



Quoi qu’il en soit, la Grande Roumanie
en 1918, fondée grâce au sacrifice des Roumains pendant la Grande Guerre et au
contexte international propice, est parvenue à matérialiser de façon magistrale
la volonté nationale et démocratique des habitants de toutes les provinces
historiques roumaines.

(Trad. Ionut Jugureanu)

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