L’exercice Sea Shield
Coup d’envoi dans le sud-est de la Roumanie de « Sea Shield » l’exercice multinational le plus complexe que les Forces navales roumaines organisent cette année.

Mihai Pelin, 01.04.2025, 13:32
« Sea Shield 25 » implique quelque 2 300 militaires roumains et étrangers, plusieurs dizaines de bâtiments de guerre et vise à augmenter le niveau d’interopérabilité des forces navales des Etats alliés et partenaires, ainsi qu’à optimiser les efforts des institutions du système de défense, ordre public et sécurité nationale de Roumanie. Deux semaines durant, plusieurs séquences de combat seront menées dans tous les milieux d’action : maritime, fluvial, lagunaire, sous-marin, terrestre et aérien. Les capacités de coordination et de réaction des forces participantes dans des scénarios très complexes seront ainsi testées et améliorées.
Un exercice complexe
La collaboration entre les forces navales, aériennes et terrestres sera testée par le biais d’activités visant à défendre les infrastructures côtières critiques, à protéger les lignes de communication maritimes et à soutenir les opérations amphibies. Les exercices menés dans les zones maritimes de la mer Noire, sur le Danube et dans la zone côtière augmenteront la capacité de réponse collective et contribueront à promouvoir l’engagement de l’OTAN en faveur de la sécurité régionale. Aux dires du ministre roumain de la Défense, Angel Tîlvăr, « Sea Shield » montre l’engagement de la Roumanie à assurer la sécurité et la stabilité de la région de la mer Noire.
Les Forces navales roumaines se doteront d’une corvette légère flambant neuve
Il a annoncé que l’achat d’une corvette légère pour les forces navales roumaines sera soumis au vote du Parlement, à la fin de cette semaine, après avoir été approuvé par le Conseil suprême de défense de la Roumanie. Ce bâtiment pourrait être intégré aux forces navales roumaines d’ici la fin de l’année.
Angel Tîlvăr: « Il est dans l’intérêt de la Roumanie de disposer d’un espace en mer Noire où les échanges commerciaux peuvent se dérouler dans de bonnes conditions. Je pense que la zone économique spéciale que la Roumanie exploitera mérite toute l’attention nécessaire, notamment pour ce qui est de sa protection. Voici donc quelques arguments qui, selon moi, justifient notre intérêt pour l’achat d’équipements militaires. Pour l’instant, nous avons identifié ces équipements qui répondent également à des besoins urgents et je suis heureux d’avoir bénéficié de la compréhension des membres du Conseil suprême de défense, car j’espère obtenir l’aval du Parlement. » a déclaré le ministre de la défense de Bucarest.
Une pléthore de missions pour un bâtiment de guerre.
Parmi les principales missions des corvettes légères figurent les activités de renseignement, la surveillance et la reconnaissance, la recherche et le sauvetage, la lutte contre le terrorisme, les opérations d’interdiction maritime et les opérations spéciales maritimes. S’y ajoutent les opérations aéronavales, la guerre électronique, le bombardement du territoire ennemi, la protection du trafic maritime et le soutien à d’autres opérations. Le ministère roumain de la Défense tente depuis plus de dix ans, sans succès, d’acheter quatre corvettes, mais à chaque fois le processus d’acquisition a été bloqué pour différentes raisons. Rappelons pourtant que les chantiers navals de Galati, dans le sud-est de la Roumanie, produisent des navires de guerre de dernière génération mais que les bénéficiaires sont différents clients internationaux dont des États membres de l’OTAN.