La semaine du 28 août au 02 septembre 2017
Réunion annuelle de la diplomatie roumaine
Daniela Budu, 02.09.2017, 13:01
Le
président Klaus Iohannis a présenté les objectifs de la politique étrangère
roumaine aux chefs de missions diplomatiques et aux consuls généraux de
Roumanie participants à la réunion annuelle de la diplomatie roumaine, accueille par Bucarest du mardi 29 août au vendredi 1er
septembre. Il leur a transmis qu’ils étaient les mieux placés pour appuyer la
relation transatlantique et souligné que la Roumanie devait avoir aussi une
approche unitaire dans sa relation avec la Russie. Les défis et les menaces
venant de l’Est, tout comme les risques dans le voisinage sud se maintiennent,
a déclaré le président Klaus Iohannis devant les représentants de la diplomatie
roumaine, auxquels il a demandé de s’impliquer de manière rapide, responsable
et novatrice. Le chef de l’Etat a également mis en exergue la nécessité de
faire preuve du même engagement pour ce qui est des défis internes qui se
posent devant l’UE, à savoir le Brexit et la relance du projet européen. La
Roumanie se doit de contribuer activement au processus de réflexion sur
l’avenir de l’UE, estime le chef de l’Etat roumain, en ajoutant que l’on a
besoin d’une Europe forte, plus proche de ses citoyens et plus visible sur le
plan mondial.
Klaus Iohannis : « Nous
devons rester près des Etats membres qui oeuvrent à la consolidation de
l’Union. Plus nous approchons ce noyau, plus nous comptons dans le processus de
prise de décision et plus les chances de nous développer sont grandes. Afin de
relever les défis actuels, l’Europe nécessite une capacité d’adaptation aussi
grande que possible. Les instruments d’une telle adaptation doivent être conçus
de manière à éviter l’accroissement des écarts entre les Etats membres. »
Selon le ministre des Affaires étrangères de Bucarest, Teodor
Meleşcanu, les préparatifs en vue du centenaire de la Grande Union, la future
présidence roumaine du Conseil de l’UE, en 2019 et la candidature du pays pour
un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU sont les
principaux repères dans l’activité de la diplomatie roumaine. La Roumanie
devrait prendre des responsabilités plus grandes en
matière de diplomatie économique et valoriser
davantage son potentiel, a déclaré le chef de la diplomatie de Bucarest. Il
faut diversifier les relations commerciales du pays, se réorienter vers des régions émergentes, reconquérir les marchés traditionnes et en ouvrir
d’autres, a-t-il précisé.
Mécontentements suscités par les propositions de modifications des lois régissant
la Justice
Réactions
dures de la part de nombreuses institutions et nouvelles protestations de rue à Bucarest et dans d’autres grandes villes à travers le pays, suite
aux propositions de modification des lois de la Justice. Les procureurs de la
Direction nationale anticorruption ont mis en garde contre le fait que
certaines propositions de modification des lois de la Justice, avancées par le
ministre de tutelle, affecteraient l’indépendance et le bon fonctionnement des
institutions du domaine et constitueraient une forme de pression sur l’activité
des enquêteurs. Leurs mécontentements sont notamment liés à l’éventuelle
politisation du judiciaire et à la diminution des prérogatives de la Direction
nationale anticorruption. Parmi les propositions à avoir suscité de vives
réactions figure aussi celle qui élimine la participation du chef de l’Etat à la procédure de
désignation du procureur général et des procureurs chefs des Parquets
anticorruption et antiterrorisme. Face aux réactions nettement
défavorables des spécialistes et de l’opinion publique, le premier ministre
Mihai Tudose a promis que lorsqu’il serait question d’adopter le document, on
tiendrait compte aussi bien de l’avis du Conseil supérieur de la magistrature,
que de la position des protestataires. Entre temps, l’opposition prépare une
série d’actions au plan parlementaire. L’Union Sauvez
la Roumanie a fait savoir son intention de déposer une motion simple contre le
ministre de la Justice. Les libéraux envisagent même de déposer une motion de
censure, mais ils attendent le moment où une telle démarche aurait les plus grandes chances de réussite.
Majoration des accises sur les carburants
Les transporteurs roumains ont
critiqué jeudi la décision du gouvernement de Bucarest de majorer l’accise sur
les carburants, estimant que le secteur allait entrer dans une « étape
noire » de son existence. La Fédération des opérateurs roumains des
transports routiers a fait savoir que toute centime d’euro de plus dans le prix
de l’essence et du diesel se répercuterait sur la compétitivité des compagnies
roumaines spécialisées et amènerait les transporteurs
internationaux à faire le plein dans les pays voisins de la Roumanie. Le
gouvernement de Bucarest a décidé mercredi de majorer, en deux temps, la taxe
sur les carburants, le 15 septembre et respectivement le 1er
octobre. Cet échelonnement est nécessaire afin de ne pas impacter la consommation, la majoration pouvant engendrer des hausses des
prix et donc une baisse de la consommation qui se répercuterait sur le budget
de l’Etat, a expliqué le ministre des Finances, Ionut Misa.
Début de la nouvelle session parlementaire
Le Sénat et la Chambre des députés de Bucarest ont commencé,
vendredi, la seconde session de l’année. La première journée de travaux a été
consacrée aux questions administratives, les débats sur les initiatives
législatives étant prévus à partir de la semaine prochaine. A l’agenda du
Législatif figurent, en premier lieu, les décrets d’urgence visant la majoration des retraites pour les mandats exercés, en fonction du taux d’inflation, le plafonnement des indemnités parentales
mensuelles à 8500 lei (environ 1850 euros) ou encore la hausse des salaires des
policiers. Le projet de loi sur la vaccination obligatoire et les modifications
des lois régissant la Justice se trouvent aussi sur la table des
parlementaires. (trad. Mariana Tudose, Valentina
Beleavschi)