La semaine du 26 juin au 2 juillet 2023
Des votes au Parlement
Newsroom, 02.07.2023, 13:05
Des votes au Parlement
Le Parlement roumain a consacré
la dernière semaine de la session parlementaire avant les grandes vacances aux
projets de loi des régimes spéciaux de retraite. Lundi, le Législatif a voté en
faveur de la suppression de ces régimes de retraite au bénéfice des
parlementaires. Mercredi, deux autres votes ont eu lieu. L’un par lequel le
Parlement interdit le cumul de la pension de retraite et du salaire dans la
fonction publique. Y feront exception les élus du peuple, ce qui rend la loi
facilement criticable. Parmi les autres catégories professionnelles faisant exception
on retrouve aussi les professeurs, les médecins, les assistants maternels et
les salariés de l’Académie roumaine, de la Banque centrale de Roumanie et
d’autres institutions nationales.
Par ailleurs, le Législatif a voté en faveur de la
réforme des régimes spéciaux de retraite dont bénéficient les magistrats, les
diplomates, les militaires, les fonctionnaires parlementaires et le personnel
aéronautique et de la Cour des compte. Pourtant, le projet a été approuvé sous
une forme modifiée au point où la réforme n’entrera en vigueur qu’à partir de
2028. L’âge du départ à la retraite sera repoussé progressivement de 60 à 65
ans, et les magistrats seront obligés d’avoir une ancienneté d’au moins 25 ans.
Un impôt de 15% sera mis en place dans le cas des
pensions de retraite dont le montant dépasse le salaire moyen net. L’USR, parti
de l’opposition, a critiqué le vote du Parlement, en affirmant que tant que les
régimes spéciaux de retraite ne sont pas entièrement supprimés, la Roumanie
continuera à recenser 210.000 retraités bénéficiaires d’une retraite spéciale.
La Haute Cour de Justice et de Cassation a contesté le caractère
constitutionnel des régimes spéciaux de retraite et du cumul de la pension et
du salaire. La réforme de la retraite s’inscrit parmi les jalons du Plan
national de relance et de résilience.
Le PNRR, un retour positif
Avec 49 objectifs
et jalons accomplis parmi les 51 intégrés dans le Plan national de relance et
de résilience, la Roumanie a remporté haut la main l’examen de la Commission
européenne et attend donc le versement d’une deuxième tranche de 3,22 milliards
d’euros. Avec deux objectifs manqués dans le domaine des investissements
énergétiques, le pays sera pénalisé de 53 millions d’euros. Cependant, ce
retard peut encore être rattrapé, puisque la Roumanie dispose de six mois pour
prouver avoir réussi à atteindre ces deux derniers jalons. Selon les dires du Premier
ministre roumain, Marcel Ciolacu, l’évaluation positive de l’Exécutif européen
est un signal encourageant pour son gouvernement qui fait de son mieux pour
rattraper son retard et remplir tous les objectifs. La Roumanie bénéficie d’une
enveloppe de plus de 29 milliards d’euros accordée par Bruxxelles pour mettre
en place le PNRR. A l’heure actuelle, le pays a déjà reçu deux tranches de
préfinancement d’un total de 3,3 milliards d’euros.
Une nouvelle aide financière versée aux agriculteurs
roumains
La Roumanie se verra
accorder 30 millions d’euros de la part de la Commission européenne pour
soutenir les agriculteurs impactés par les importations de céréales
ukrainiennes. C’est le deuxième paquet de soutien financier de la réserve
agricole européenne que Bucarest reçoit de la part de Bruxelles. Parmi les cinq
pays limitrophes de l’Ukraine censés se partager l’aide européenne, la Pologne
et la Roumanie touchent la partie la plus consistante : respectivement 40 et 30
millions d’euros. Ainsi, la Roumanie obtient une aide totale de 40 millions
d’euros que le gouvernement multipliera par deux, suite à un accord avec la CE.
Des préparatifs pour le sommet de
Vilnius
Des leaders des
pays alliés se sont retrouvés à la Haye, en présence du secrétaire général de
l’OTAN, dans le cadre d’une réunion consacrée au sommet de Vilnius, prévu à la
mi-juillet. Présent aux débats, le président roumain, Klaus Iohannis a
réaffirmé que la Russie est et continuera d’être une menace imminente pour la sécurité euroatlantique. Par conséquent, il
a plaidé en faveur d’un renforcement de la posture dissuassive des alliées,
parallèlement à la poursuite de l’aide accordée à Kiev et aux autres
partenaires vulnérables de la région, notamment à la République de Moldova. En
vertue de sa position stratégique, la Roumanie est directement concernée par la
consolidation supplémentaire du Flanc oriental de l’Alliance, à travers une
approche cohérente et unitaire de la part des pays alliés. Cela veut dire, a
précisé Iohannis, qu’il faut se doter des forces armées et des capacités et
équipements militaires nécessaires. En ce qui concerne l’Ukraine, puisque en
2008, à Bucarest, les Alliés ont décidé de l’intégrer à un moment donné à
l’OTAN, cet engagement doit être accompli, a conclu le président roumain.
De la culture et du sport
Le
coup de coeur culturel de cette semaine est, sans nul doute, la 30ème édition
du Festival international de théâtre de Sibiu. Plusieurs jours durant, la ville
transylvaine, ancienne capitale de la culture européenne, a accueilli les bras
grands ouverts des milliers d’artistes et des centaines d’événements à l’agenda
d’un festival placé sous le signe du Miracle. Passons maintenant au sport où la
joueuse de tennis, Simona Halep, accusée de dopage, en octobre dernier, a
comparu devant le tribunal. L’ancienne numéro un mondiale et double championne
à Roland Garos recevra un premier verdict en juillet. Rappelons qu’elle a
quitté le classement des 50 meilleures joueuses mondiales après qu’elle s’est
vu interdire la participation aux tournois.